Il n’y a pas que la ligne Clermont-Paris qui est problématique pour la
desserte ferroviaire en Auvergne. Les “petites” lignes de part et d’autre
de Clermont aussi connaissent des difficultés. Les associations viennent de
rappeler qu’il est urgent de défendre ces lignes, y compris pour préparer
le retour du train de nuit tri-branche Paris – Clermont – Nîmes / Béziers /
Aurillac.
Or plutôt qu’un train de nuit (ou de jour), la SNCF vient d’annoncer la
création d’un TGV Bordeaux-Lyon via Paris (Massy) donc sans passer par le
Massif Central. De quoi mettre le feu aux poudres !
Réunies ce 10 décembre 2025 à Pont-du-Château, dans le Puy-de-Dôme, les
associations ont rappelé que le train est essentiel pour l’aménagement du
territoire, pour répondre aux besoins légitimes d’accès à la formation, à
l’emploi, à la famille, aux loisirs …, y compris pour la moitié de la
population qui ne peut se déplacer seule en voiture.
Le RER régional (ou service express régional métropolitain) envisagé autour
de la Métropole clermontoise peut être une réponse, si ses ambitions sont
respectées, mais le sud de l’Auvergne ne doit pas devenir un désert
ferroviaire. Son entretien est même une condition indispensable au retour
du train de nuit.
L’inaction et le manque d’entretien ont pour conséquence une hausse des
coûts. L’exemple flagrant est le viaduc de Garabit, qui a besoin d’une
remise en peinture complète, non pas pour une raison esthétique mais pour
protéger l’ouvrage de la corrosion. Les travaux étaient envisagés pour 2020
et estimés à 20 millions d’euros. Ils pourraient avoir lieu en 2030 avec un
devis passant à 50 millions.
Le gouvernement a commandé un rapport au préfet Philizot, qui doit faire un
tri entre les “petites” lignes ; il doit déterminer des lignes
structurantes, qui auront droit à des financements, les autres lignes
n’ayant probablement plus droit à grand chose. Une raison de plus pour
exiger l’entretien des lignes du Massif Central et le retour du train de
nuit tri-branches Paris – Clermont – Nîmes / Béziers / Aurillac.
Source : Ici Auvergne

Aucune réponse