08/09/2026Enchaîner douze heures d’autoroute, faire la file à 3 heures du matin à la
station-service de Berchem au Luxembourg pour gratter trois centimes sur le
plein, subir la torture psychologique de l’A31 et les bouchons entre Mâcon
et Chambéry. Pour enfin, achever le calvaire à 10 km/h dans l’entonnoir
asphyxié de la Tarentaise, bloqué derrière une caravane.
Ou alors ? Ou alors embarquer tranquillement à Bruxelles-Midi le vendredi
soir, caser ses skis sous la couchette et se réveiller le samedi dans la
vallée, à quelques kilomètres des pistes. C’est la promesse du Travelski
Night Express, une nouvelle liaison nocturne directe programmée pour la
saison hivernale 2026-2027 à destination de la vallée de la Tarentaise.
L’idée, comme on l’a dit, est d’optimiser le temps de trajet en dormant.
Résultat : on réussit presque à gratter deux journées supplémentaires sur
les pistes, transformant la traditionnelle semaine de six jours de ski en
une session de huit. Pas mal.
Quatre gares au départ, trois à l’arrivée
Opéré par la compagnie Pegasus Trains pour le compte de Travelski (filiale
du groupe Compagnie des Alpes), le service démarrera le 18 décembre 2026 et
tournera à rythme hebdomadaire jusqu’au 27 mars 2027.
Le tracé relie le nord de l’Europe aux sommets savoyards. Avec quatre gares
de départ : on embarque le vendredi soir à Amsterdam, Rotterdam, Anvers ou
Bruxelles-Midi. À l’arrivée, trois arrêts possibles : on se réveille le
samedi matin dans la vallée de la Tarentaise, avec des arrêts desservis à
Moûtiers, Aime-la-Plagne et Bourg-Saint-Maurice, d’où sont organisés des
transferts vers les stations. Au retour, même délire. On part le samedi
soir pour une arrivée dimanche matin dans les gares belges et néerlandaises.
Matériel, couchettes et wagon-bar
On apprend que le train proposera plusieurs configurations d’hébergement :
du simple siège à la couchette standard, en passant par le compartiment
privé ou la première classe. Les compartiments couchettes intègrent un
espace dédié pour ranger skis et snowboards. Un wagon-bar assure le service
de restauration et de boissons en soirée et au réveil.
Reste la question qui pique : l’addition. Côté portefeuille, deux options.
D’un côté le billet de train seul, accessible à partir de 127 € par
personne pour un trajet simple. De l’autre, le forfait intégré : à partir
de 720 € par personne, le tarif comprend le trajet en train, le transfert
jusqu’à la station, l’hébergement, le forfait de ski et la location d’un
équipement de glisse d’entrée de gamme
Évidemment, un tel tarif est à manier avec précaution, puisque l’opérateur
ne précise ni la semaine, ni la station, ni le logement, ni le taux
d’occupation. Inutile de préciser que pendant les vacances scolaires, avec
un appartement moins densément occupé, et un domaine étendu, l’addition
pourrait se révéler sensiblement supérieure.
Quant au coût environnemental, la Compagnie des Alpes annonce une rame qui
fonctionne à 100 % à l’électricité. Selon son estimation, fondée sur le
calculateur de l’Ademe, les émissions de CO₂ d’un trajet en train comme
celui-ci représentent environ un cinquième (20 %) de celles générées par un
trajet équivalent de 800 kilomètres effectué en voiture avec quatre
personnes à bord.
Source : lesoir.be [...]Lire la suite
01/09/2026Destination trains de nuit pointe chaque jour, depuis 2,5 ans,
les retards et les suppressions des trains de nuit circulant en France.
Sur 476 trains qui auraient dû circuler en août 2026 en l’absence de
travaux et aléas,
22 trains (soit 5 %) n’ont pas circulé :
– 16 pour cause d’orages violents annoncés
– 2 pour cause ou d’obstacle sur la voie
– 4 pour cause de défaillance ou de défaut de matériel roulant
33 trains (soit 7 %) ont accusé un retard de 1h à 6h :
– 8 pour cause de défaillance de matériel
– 8 pour cause de train de fret en difficulté
– 8 pour cause d’obstacle ou d’incendie aux abords des voies
– 2 pour cause de défaillance d’installation
– 3 pour cause d’accident de personne
– 2 pour cause de voyageur malade
– 2 pour cause de heurt d’animal
27 trains (soit 6 %) ont été retardés de 20 à 40 mn :
– 15 pour causes météorologiques (incendies, orages, obstacles)
– 6 pour cause de défaillance de matériel
– 6 pour cause non précisée
394 trains (soit 82 %) ont circulé à l’heure ou avec un retard de 15 mn
maxi. [...]Lire la suite
25/08/2026La SNCF mérite-t-elle sa réputation de mauvaise élève en matière de
ponctualité ? Pas sûr, selon l’analyse menée par la start-up technologique
ChuuChuu, qui a passé au crible plus de 17,3 millions de trajets
ferroviaires réalisés en 2025 en Belgique, en Allemagne, en France, en
Italie, aux Pays-Bas, en Autriche et en Suisse. Au total, les retards
cumulés sur cette seule année représentent 71,3 millions de minutes, soit
l’équivalent de près de 136 années d’attente.
La grande gagnante dans cette course aux retards est… l’Allemagne. Le pays
concentre à lui seul près de 67 années de retard cumulé, seuls 58,5 % de
ses trains étant arrivés à l’heure en 2025. À l’opposé, la Suisse se
distingue par son exceptionnelle ponctualité : 97,8 % des trains y sont
arrivés dans les temps. Les chemins de fer helvétiques attribuent
d’ailleurs l’essentiel de leurs rares retards aux liaisons
transfrontalières, notamment celles en provenance d’Allemagne.
Les trains français à l’heure 80% du temps
Entre ces deux extrêmes, la France se situe dans la moyenne, elle est
cinquième du classement, avec 79,7 % de trains ponctuels. L’Hexagone
devance nettement l’Italie (62 %) et l’Allemagne. Le podium européen
revient, après la Suisse, aux Pays-Bas (93,9 %), à la Belgique (88,6 %) et
à l’Autriche (82,2 %).
Plusieurs facteurs expliquent ces écarts de ponctualité. Les trains de nuit
sont particulièrement concernés, puisqu’ils partagent les voies avec le
trafic de marchandises, prioritaire sur le réseau : les dix trains les plus
en retard d’Europe sont tous des trains de nuit. Les épisodes de canicule
jouent également un rôle important. Le 1er juillet 2025, une vague de
chaleur extrême avait ainsi fait chuter la ponctualité générale à seulement
64,6 % de trains à l’heure.
À l’inverse, la start-up ChuuChuu évoque un véritable « miracle de Noël »
pour la journée du 25 décembre 2024, elle aussi intégrée au classement
2025. Ce jour-là, près de 88 % des trains européens sont arrivés à l’heure,
avec un retard moyen limité à environ cinq minutes.
Source : europesays.com [...]Lire la suite
25/08/2026European Sleeper veut lancer une liaison en train de nuit de Bruxelles vers
Copenhague et Malmö en 2028
La société de transport ferroviaire belgo-néerlandaise European Sleeper
veut lancer dès 2028 une liaison en train de nuit à partir de Bruxelles et
Amsterdam jusqu’à Copenhague, au Danemark, et Malmö, en Suède. Elle a pour
cela conclu un partenariat stratégique avec l’opérateur allemand Railroad
Development Corporation (RDC), annonce-t-elle.
Le lancement de cette nouvelle liaison est prévu pour avril 2028. Il
s’agira de la première route opérée par European Sleeper vers la
Scandinavie. La compagnie a choisi de travailler avec l’opérateur allemand
RDC, qui a déjà fourni des rames de train pour les liaisons entre Paris et
Berlin et les futures liaisons vers Milan. “Nous avons beaucoup
d’expérience pour les trains de nuit entre l’Allemagne et la Scandinavie”,
souligne Markus Hunkel, CEO de la Railroad Development Corporation. “Nous
voyons du potentiel dans la combinaison de notre expérience opérationnelle
avec l’expansion du réseau et de la base de la clientèle de European
Sleeper.”
L’objectif de la compagnie est de proposer des départs aux environs de 19
heures, avec une arrivée vers 10 heures le lendemain. Aucun détail sur les
prix n’a été communiqué.
European Sleeper exploite déjà des lignes vers l’Allemagne et la République
tchèque. Elle lance à partir du 9 septembre un train de nuit vers Milan,
via la Suisse.
Des discussions sont également en cours pour relier Bruxelles à Barcelone.
“Notre réseau grandit rapidement, la Scandinavie est une prochaine étape
naturelle”, explique Chris Engelsman, cofondateur de European Sleeper.
Source : 7sur7.be [...]Lire la suite
20/08/2026Destination trains de nuit pointe chaque jour, depuis 2,5 ans,
les retards et les suppressions des trains de nuit circulant en France.
*Sur 504 trains qui auraient dû circuler en juillet 2026 *en l’absence de
travaux et aléas,
*96** trains (soit **19** %) **n’ont pas circulé* :
– 42 pour cause d’incendie dans le Lot, la Drôme, les Pyrénées-Orientales,
les Landes …
– 54 pour cause de défaillance des locomotives thermiques (et électriques)
*39* *trains (**soit **8* *%) **ont accusé un retard **de **1h à **8**h* :
– 12 pour cause de trains de fret en difficulté
– 10 pour défaillance de matériel
– 4 pour défaillance organisationnelle à Valence
– 4 pour défaillance d’installation (passage à niveau …)
– 1 pour cause d’accident de personne, 1 pour heurt d’animal, 6 pour cause
d’obstacle
*25** trains (**soit **5** %) ont **été retardés de 20 à** 40 mn* :
– 11 pour cause de trains en difficulté
– 8 pour défaillance de matériel
– 4 pour modification d’itinéraire
– 2 pour travaux non terminés à temps
*344 trains (soit 68 %) ont circulé à l’heure *ou avec un retard de 15 mn
maxi. [...]Lire la suite
20/08/2026Virgin Trains remporte l’accès au tunnel sous la Manche
Selon УНІАН — Туризм : Richard Branson’s Virgin Trains a été autorisé par
l’Office of Rail and Road (ORR) à utiliser les lignes ferroviaires qui
traversent le tunnel sous la Manche. À partir du 1er octobre 2030,
l’opérateur pourra effectuer jusqu’à 20 départs quotidiens reliant Londres
à Paris, Bruxelles et Amsterdam. L’accord d’accès, désormais en vigueur,
s’étend jusqu’au 31 décembre 2040 et instaure un défi direct à Eurostar,
qui tient le moniopole depuis l’ouverture du tunnel en 1994.
La société prévoit d’exploiter des services entre la gare St Pancras de
Londres et les terminaux Eurostar à Paris, Bruxelles et Amsterdam. En
octobre dernier, il a également obtenu un accès partagé au dépôt Temple
Mills d’Eurostar dans l’est de Londres, la seule installation de
maintenance reliée à la ligne à grande vitesse qui va de Londres au tunnel.
Opportunités de passagers et réaction de l’industrie
L’ORR a qualifié l’accès à la voie d’une étape importante pour le rail
sous-marin, mais a averti qu’« il reste encore beaucoup de travail à faire
».
Sir Richard Branson: « Il est temps de mettre fin à ce monopole de 30 ans
et d’introduire une touche de magie sur la route de la Manche. »
Pour les voyageurs, la décision crée de nouvelles alternatives pour les
voyages en Europe continentale. Uber a annoncé séparément son intention de
lancer son propre service de train de Londres-Europe en 2029.
L’arrivée de Virgin Trains pourrait remodeler le marché du rail de
voyageurs entre la Grande-Bretagne et l’Europe continentale, ce qui
pourrait réduire les tarifs et améliorer la qualité. Plus de concurrence
peut également stimuler l’innovation, les voyageurs devant finalement en
bénéficier. Tous les yeux seront maintenant tournés vers les prochains
mouvements de Virgin et sur la façon dont Eurostar réagit au paysage
changeant.
La récente décision de Virgin Trains d’entrer sur le marché du tunnel sous
la Manche soulève des possibilités intrigantes pour les futurs voyages en
train. À la lumière de cette évolution, il y a également des discussions
sur un éventuel service de train de nuit direct reliant l’Écosse à
l’Europe, ce qui pourrait encore améliorer les options de voyage
transfrontalières. À mesure que la concurrence augmente, il est essentiel
de réfléchir à la façon dont ces changements pourraient affecter la
connectivité globale et l’expérience des passagers.
Source : inkoor.com [...]Lire la suite
07/08/2026Les 600 passagers des trains de nuit Paris-Briançon et Paris-Cerbère ont
été bloqués quatre heures en gare de Beaune, dans la nuit du 2 au 3 août.
La locomotive a heurté un animal sur la voie et a du être remplacée.
Le Paris-Briançon, la ligne la moins ponctuelle de France, n’a encore pas
failli à sa réputation, et a entraîné avec elle le Paris-Cerbère. Dans la
nuit du 2 au 3 août, les passagers des Intercités de nuit à destination des
Hautes-Alpes et des Pyrénées-Orientales, se sont retrouvés naufragés du
rail en plein milieu de la Côte-d’Or.
Partis à 20 h 57 de la gare d’Austerlitz à Paris, les deux trains, couplés
jusqu’à Valence, se sont d’abord arrêtés quelques minutes en gare de Dijon,
puis ont poursuivi leur route. La locomotive heurte alors un gros sanglier
vers 0 h 20 à hauteur de Gevrey-Chambertin et le convoi s’immobilise en
gare de Beaune. L’électricité est coupée, la climatisation s’arrête. “Les
contrôleurs ont ouvert les portes et dehors, ont annoncé qu’il y avait un
problème avec la locomotive qui ne pouvait plus nous tracter. On a attendu
au moins une heure et demie, deux heures, le temps qu’une deuxième
locomotive vienne et se place devant le train”, témoigne Fabien, 32 ans,
qui partait pour une semaine de randonnée à Briançon. La locomotive de
rechange a été réquisitionnée au dépôt de Dijon-Perrigny, non loin.
Les voyageurs indulgents et patients, les cheminots “super pro”
Les passagers prennent leur mal en patience et descendent petit à petit sur
le quai pour fuir les voitures où la climatisation est coupée et où la
température monte vite. “Personne n’était énervé”, explique le voyageur.
“Il y a des gens qui ont commencé à installer leurs lits sur le quai de
gare à Beaune. Il y en a qui ont joué aux cartes en patientant. Ça a créé
pas mal de discussions entre les uns et les autres. Les gens ont discuté
entre eux. C’est plutôt une bonne ambiance”, sourit Fabien.
L’humoriste Magali Gio, qui se trouvait dans le train pour Cerbère, s’est
amusée sur Instagram de voyageurs ayant continué leur nuit sur le quai de
la gare.
Le convoi de 14 voitures repart au bout de quatre heures, vers 4 h 30 du
matin. “Je veux tirer mon chapeau aux conducteurs et aux contrôleurs”,
souligne Julien, un autre passager. “Quand les conducteurs discutaient, on
entendait qu’ils cherchaient la meilleure solution pour nous remettre
rapidement la clim et repartir. Nous, on n’était quand même pas si mal, eux
n’ont pas arrêté, ils étaient trempés, il faisait chaud et pour autant ils
étaient sympa avec les gens, ils ont assuré pour les renseigner et les
rassurer”, tient-il à préciser. Le voyageur se dit “plutôt satisfait de la
gestion par la SNCF car on a vu qu’ils ont mis les moyens nécessaires pour
remédier à la situation, les cheminots ont été super pro.”
Les passagers sont arrivés à Briançon à 12 h 10, soit avec quasiment quatre
heures de retard, et à Cerbère, sur la côte Vermeille, à 14 h, soit avec
quasiment cinq heures de retard. Les 600 passagers ont été ravitaillés en
coffrets repas à Valence, indique à ICI Bourgogne SNCF Voyageurs. “Le
voyage fait partie des vacances, ça compte tout autant que la destination
et ça a son lot parfois d’anecdotes et de péripéties”, relativise Fabien,
au téléphone, enfin arrivé au pied des fortifications Vauban de Briançon.
La ligne Paris-Briançon est connue pour être la moins ponctuelle de France
toutes catégories confondues : en 2025, à peine plus d’un train sur deux
était à l’heure. Le Paris-Cerbère s’en sort bien mieux : en 2025, plus de
huit trains sur dix étaient à l’heure.
Source: ici fr [...]Lire la suite
07/08/2026Bruxelles ne dort plus vraiment. Pendant que la ville s’assoupit, ses
trains de nuit s’élancent vers Milan, Vienne ou Prague. Une renaissance
ferroviaire silencieuse, romantique et étonnamment accessible…
Fermer les yeux à Bruxelles, les rouvrir à Milan
La grande nouvelle de la rentrée, c’est la ligne Bruxelles-Milan signée
European Sleeper. Dès le 10 septembre, trois fois par semaine, un train de
nuit quitte Bruxelles en soirée, traverse Aix-la-Chapelle et Cologne, avant
de plonger vers la Suisse par la ligne du Gotthard — l’une des plus
spectaculaires d’Europe. Le réveil se fait entre Bellinzona, Lugano et le
lac de Côme. Arrivée à Milan à 11h45, espresso compris.
Les tarifs varient selon le confort et la flexibilité de réservation.
Comptez 60 € pour un siège, 80 € pour une couchette dans un compartiment
partagé à quatre, 120 € en cabine sleeper pour deux ou trois personnes. Les
familles peuvent privatiser un compartiment complet de six pour 340 €. Un
petit-déjeuner est disponible à bord. Bonne pioche : la rubrique “last
minute” du site European Sleeper, discrète, mais redoutablement efficace
sur les prix.
Le matériel a quelques années mais a été rénové. Pour voyager dans la toute
nouvelle génération de wagons-nuits — mini-cabines individuelles, meilleure
insonorisation, table rabattable pour le petit-déjeuner — le réseau
autrichien Nightjet propose la ligne Bruxelles-Vienne trois fois par
semaine, ou quotidiennement Amsterdam-Innsbruck et Munich-Rome.
Les Highlands au petit-déjeuner avec le train de nuit depuis Londres
Au-delà de la Belgique, deux lignes méritent vraiment le détour. Le
Caledonian Sleeper, qui relie Londres à Fort William ou Inverness, est une
expérience à part entière : décor résolument british, petit-déjeuner dans
la voiture-restaurant tandis que les Highlands se dévoilent dans la brume
du matin. Difficile de faire mieux comme entrée en matière écossaise.
Pour les familles avec enfants, la route du Père Noël au départ d’Helsinki
vers le cercle polaire finlandais est dans une catégorie à part.
Compartiments confortables, douche, voiture-restaurant, et les aurores
boréales à guetter depuis la fenêtre. Un voyage qui marque une génération.
Source: rtbf.be [...]Lire la suite
01/08/2026C’est une lente renaissance. Au début des années 2000, les uns après les
autres, les pays européens ont renoncé aux trains de nuit. Jugés trop
coûteux, trop lents, inadaptés à la concurrence de l’avion low cost et du
TGV, ils semblaient condamnés à disparaître. Dans l’imaginaire collectif,
le train de nuit appartenait à un temps révolu. Mais le mouvement s’est
inversé et il apparaît aujourd’hui comme le moyen de transport le plus
adapté aux enjeux de mobilité actuels et futurs. Pour des raisons
environnementales – sur un trajet en Europe, il est une alternative
crédible à l’avion –, et aussi parce qu’il répond à une fatigue
contemporaine de la vitesse. En réintroduisant une autre expérience du
déplacement, le train de nuit offre une façon d’éprouver les distances
plutôt que de les abolir. On quitte une ville au crépuscule et l’on se
réveille ailleurs, au milieu d’un paysage inconnu.
Le dernier grand train britannique
Le Caledonian Sleeper assure depuis le 24 février 1873 la liaison entre la
capitale britannique et les confins écossais. S’endormir à Euston Station
et se réveiller au cœur des Highlands écossaises : peu de voyages
ferroviaires conservent encore une telle puissance d’évocation. En treize
heures, le train relie Londres à Fort William, dans les hautes terres
sauvages du nord-ouest de l’Écosse. Le train quitte Londres à 20 h 30, les
banlieues industrielles défilent derrière les vitres en longues traînées
lumineuses, puis le paysage disparaît peu à peu dans l’obscurité. À bord,
dans une atmosphère feutrée de bois sombre et rideaux épais, le sommeil et
les rêves s’accordent aux secousses du wagon. Au petit matin, la lumière
rasante éclaire les landes couvertes de brume. Un petit déjeuner écossais –
saucisses, œufs, black pudding – est servi, tandis que surgissent les
premiers reliefs des Highlands. Nationalisé par le gouvernement écossais en
2023, à l’occasion de son 150e anniversaire, le Caledonian Sleeper est bien
plus qu’une simple liaison ferroviaire : il est une fierté nationale et,
pour beaucoup, une certaine idée du voyage britannique.
En pratique
Le Caledonian Sleeper relie chaque soir la gare londonienne d’Euston aux
grandes villes écossaises. Depuis la capitale britannique, plusieurs
branches permettent de rejoindre Glasgow (environ 7h30 de trajet),
Édimbourg (7h45), Inverness (12h), Aberdeen (10h) et Fort William (13h).
Les voitures se séparent au cours de la nuit pour desservir les différentes
destinations. Les passagers peuvent choisir entre siège inclinable, cabine
classique ou compartiment avec lit double et salle d’eau privative.
La branche vers Fort William est souvent considérée comme l’une des plus
belles lignes ferroviaires du Royaume-Uni, notamment au lever du jour,
lorsque le train traverse les paysages isolés de Rannoch Moor et des
Highlands occidentales.
Vers le cercle polaire
Quitter la capitale suédoise à la tombée du jour pour se réveiller aux
portes de l’Arctique : voilà la promesse du NT 94. Ce train de nuit
serpente à travers la Laponie, franchit les étendues silencieuses de Luleå
et Kiruna, puis file vers les fjords norvégiens jusqu’à Narvik. Près de
mille kilomètres avalés pendant le sommeil, avec en toile de fond l’une des
régions les plus préservées d’Europe.
L’hiver, des voiles vertes ondulent parfois au-dessus des forêts de
bouleaux ; l’été, le soleil de minuit baigne les wagons d’une clarté
laiteuse qui brouille toute notion du temps : un chemin de lumières. Les
voitures, au style fonctionnel suédois hérité des années 1990, affichent
une patine assumée. Sièges inclinables, compartiments de six couchettes ou
cabines privatives à trois lits avec douche : chacun choisit son niveau de
confort. Le vrai luxe, ici, c’est le temps suspendu. La voiture-restaurant
fait office de salon partagé. L’été, randonneurs suédois et voyageurs venus
de toute l’Europe s’y retrouvent autour d’un café fumant, échangeant
itinéraires et bons plans. Ambiance refuge de montagne sur rails.
En pratique
Départ de Stockholm Central, à 18h, arrivée à Narvik le lendemain en fin de
matinée.
Escale stratégique : Murjek (83 habitants), porte d’entrée du parc national
de Sarek pour les trekkeurs aguerris.
Depuis Narvik, il y a un accès direct aux îles Lofoten et aux spots
d’observation d’aurores boréales.
Un conseil : réservez tôt en haute saison. Les cabines privatives partent
vite, et ce train a ses fidèles.
Le retour des longues traversées nocturnes
Le grand hub européen du voyage nocturne se situe à Vienne. La compagnie
autrichienne ÖBB a fait du train de nuit un axe stratégique majeur avec son
réseau Nightjet, devenu en quelques années une référence européenne. Depuis
la capitale autrichienne, les rames irriguent le continent : Rome,
Hambourg, Zurich, Amsterdam, Bruxelles ou Paris se rejoignent désormais via
le rail. Les trains autrichiens circulent désormais toutes les nuits en
Europe centrale, de Hambourg à Zurich et de Rome à Vienne.
À bord, tout est pensé pour réhabiliter le confort du temps long. Les
nouvelles voitures adoptent les codes de l’hôtellerie en misant sur
l’intimité et le confort : bois clair, lumières indirectes, capsules
individuelles, cabines privatives avec douche, rideaux épais qui isolent du
monde extérieur. Une génération entière redécouvre le plaisir de s’endormir
dans une ville et de se réveiller dans une autre.
D’autres lignes séduisent moins par leur confort que pour la part d’imprévu
qu’elles conservent. Le Bosphorus Express, qui relie Bucarest (Roumanie) à
Istanbul (Turquie), appartient à cette catégorie. Plus rustique, il
traverse les Balkans dans une atmosphère presque hors du temps. En pleine
nuit, des contrôles de frontière interrompent le sommeil dans de petites
gares perdues de Bulgarie. Le voyage devient aventure.
Plus au sud, l’Italie cultive également cet imaginaire ferroviaire. Le
Intercity Notte, à destination de la Sicile, offre l’une des expériences
les plus singulières d’Europe. Au petit matin, près de Messine, le train
entier embarque sur un ferry pour franchir le détroit. Depuis la couchette,
on sent le roulis du bateau avant de reprendre la route ferrée vers Catane,
Syracuse ou Palerme.
Source : voyageursdumonde.fr [...]Lire la suite
NOTRE ANALYSE
Ont principalement perturbé la circulation des trains de nuit en août :
Vivez le replay de notre Assemblée Générale 2025 à Cahors :
LE TRAIN DE NUIT SE DISTINGUE DES AUTRES TRAINS DE GRANDES LIGNES PAR SON TRAJET PARCOURU PENDANT LA NUIT, SOUVENT À VITESSE MODÉRÉE ET AVEC PEU D’ARRÊTS INTERMÉDIAIRES.
L’OBJECTIF EST DE PERMETTRE AU VOYAGEUR D’EFFECTUER UN LONG PARCOURS PENDANT SON SOMMEIL. IL EXISTE ACTUELLEMENT DES TRAINS DE NUIT TRANSFRONTALIERS ET DES TRAINS DE NUIT CIRCULANT SEULEMENT SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.
LES TRAJETS SONT DIRECTS, CE QUI ÉVITE AU VOYAGEUR D’AVOIR À CHANGER DE TRAIN PENDANT LA NUIT.
PRATIQUE
Il offre un « saut de nuit » propice au repos (absence d’arrêts commerciaux entre minuit et cinq heures du matin) et comporte des places couchées pour les voyageurs.
ÉCONOMIQUE
Vous réalisez de vraies économies, au détriment d’un vol, d’un train de jour au tarif plus élevé ou d’une nuit d’hôtel imposée.
ÉCOLOGIQUE
Le train émet jusqu’à 50 fois moins de CO2 que la voiture et 80 fois moins que l’avion. Il représente le modèle européen par excellence du voyage responsable.
Nos études et positions sur le sujet
Notre association prend régulièrement position de manière technique, objective et argumentée sur la nécessité de développer les trains de nuit dans toute l’Europe.
Trains de nuit : Mettre fin aux fragilités et ouvrir de nouvelles perspectives
Découvrez la vision de notre association pour 2030 et au delà.
Étude réalisée par “Objectif Train de Nuit” avec le soutien des Régions Occitanie et Grand Est, de SNCF Réseau et de Ferrocarils de la Generalitat de Cataluna.
Demandée par la loi d’orientation des mobilités, une étude a été menée par l’État sur le développement de nouvelles lignes de Trains d’Équilibre du Territoire (TET), et plus particulièrement sur les conditions d’une amélioration de l’offre des trains de nuit, liaisons nationales comme internationales.
(source : Ministère Transition Ecologique)
Nos préconisations pour 2030
Notre vision à court terme avec le matériel existant et une gestion revue.
Nos préconisations à moyen terme
Notre vision pour 2035 avec le nouveau matériel commandé.
Nos préconisations à plus long terme
Notre vision 2045 avec l’ajout de quelques liaisons internationales.
La vision du collectif “Oui au train de nuit”
Une vision 2030 pour les lignes de trains de nuit avec :