DESTINATION TRAINS DE NUIT

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16/01/2026Genève, Lausanne, Zurich, Bâle et Berne unissent leurs forces. Les partis de gauche déposent des postulats pour financer des lignes que la Confédération refuse de subventionner. Face au refus du parlement fédéral de financer le train de nuit Bâle-Malmö, les partis de gauche des cinq plus grandes villes suisses lancent une offensive coordonnée. Des postulats similaires sont déposés cette semaine à Genève et à Lausanne pour inciter les Municipalités à soutenir financièrement les lignes ferroviaires nocturnes internationales. Le 9 décembre dernier, le Conseil national avait suivi le Conseil des États en refusant d’accorder une subvention de 10 millions de francs, nécessaire à la mise en service d’un train de nuit entre Bâle et Malmö en Suède. Cette décision a provoqué une réaction à Zurich, qui s’est ensuite étendue à Bâle, Berne, Lausanne et Genève, rapporte la RTS. Le conseiller communal socialiste lausannois Louis Dana précise la portée de ces postulats: «Nous cherchons des solutions de financement tant pour les trains de nuit que pour les lignes internationales diurnes. Nous rappelons également à la Confédération ses engagements pris dans la loi sur le CO2.» Dominik Waser, conseiller communal vert zurichois à l’origine du mouvement, admet que cette solution n’est pas idéale: «Les villes ne peuvent évidemment pas porter seules le financement de ces lignes. Nous espérons que notre intervention sera temporaire et incitera la Confédération à reprendre ses responsabilités.» Cette proposition suscite l’opposition de la droite. Le conseiller national UDC Yvan Pahud défend la décision du parlement: «Avec des finances fédérales dans le rouge, nous devons prioriser. Ces trains de loisirs pour week-ends à Malmö ne font pas partie des urgences, contrairement à la formation, la santé ou la sécurité.» Si cette mobilisation coordonnée des grandes villes envoie un signal fort, le chemin vers un financement alternatif reste long et incertain, même avec un soutien des Municipalités concernées. Cette initiative intervient dans un contexte où la Suisse a vu disparaître plusieurs liaisons ferroviaires nocturnes ces dernières années. Lausanne, notamment, ne bénéficie plus de trains de nuit vers Rome et Barcelone. Source : 24heures.ch [...] Lire la suite
09/01/2026Publié sur 7 janvier 2026 Au cœur de l’Europe, les trains de nuit représentaient autrefois une façon bien-aimée et écologique de voyager à travers les frontières. Des routes romantiques Paris-Berlin aux liaisons pratiques entre Vienne et d’autres capitales européennes, les trains de nuit étaient autrefois un incontournable du voyage interurbain. Mais alors que nous entrons en 2026, beaucoup de ces itinéraires emblématiques disparaissent, certains étant considérablement réduits en portée ou suspendus complètement. Qu’est-ce qui cause cet effondrement dans les services de train de nuit? Et les objectifs ambitieux de l’Union européenne en matière de mobilité verte peuvent-ils les sauver ? L’âge d’or des trains de nuit: pourquoi ils ont été aimés Les trains de nuit ont toujours occupé une place particulière dans le cœur des voyageurs européens. Offrant confort, commodité et durabilité, ces services ont permis aux passagers de parcourir de longues distances pendant leur sommeil, ce qui leur a permis d’économiser le coût de l’hébergement de nuit. Avec le bonus supplémentaire de réduction des émissions de carbone par rapport au transport aérien, les trains de nuit étaient considérés comme un ajustement parfait pour la conscience environnementale croissante de l’Europe. Pendant des décennies, des itinéraires clés comme Paris-Vienne, Berlin-Zurich et Amsterdam-Milan étaient populaires non seulement auprès des touristes, mais aussi des professionnels de l’entreprise, des étudiants et des voyageurs éco-conscients. Ces trains ne se contentaient pas de transporter des passagers – ils reliaient les cultures, les économies et les continents eux-mêmes. Mais maintenant, malgré la demande croissante d’options de voyage plus écologiques, beaucoup de ces itinéraires historiques sont menacés. Alors, que s’est-il passé ? Couper à travers le bruit: pourquoi les trains de nuit européens disparaissent-ils? Malgré le charme et les avantages environnementaux des trains de nuit, les obstacles politiques et financiers ont lentement écaillé ces services. Les gouvernements nationaux et les opérateurs ferroviaires sont confrontés à des défis croissants alors qu’ils tentent d’équilibrer les contraintes budgétaires avec les ambitieux plans d’expansion des infrastructures ferroviaires de l’UE. Le premier coup majeur aux trains de nuit est venu sous la forme de coupes budgétaires. Dans des pays comme la France, l’Autriche et la Suisse, le financement des services de train de nuit a été réduit ou transféré aux services ferroviaires de jour, qui sont considérés comme plus rentables et plus faciles à entretenir. Les subventions nationales, qui maintenaient autrefois les routes opérationnelles, sont maintenant réaffectées à des services à grande vitesse comme le TGV ou ICE, qui promettent des connexions plus rapides et plus rentables. Stratégie ferroviaire de l’UE: une épée à double tranchant pour le réveil des trains de nuit En 2025, la Commission européenne a dévoilé son ambitieux plan de refonte de l’infrastructure ferroviaire de l’UE en mettant l’accent sur la durabilité et l’interopérabilité. Le pacte vert de l’UE vise une réduction des émissions de transport, et le rail est sur le point de jouer un rôle clé. Cependant, malgré les objectifs généraux de durabilité, les services de train de nuit ont été confrontés à des réductions plutôt qu’à des expansions. Selon les documents officiels de l’UE, le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) permettra de moderniser considérablement les corridors ferroviaires, rendant le réseau ferroviaire européen plus rapide et plus interconnecté. Cependant, de nombreux services de train de nuit ne relèvent pas des priorités transfrontalières à grande vitesse et risquent donc d’être laissés pour compte. Alors que les gouvernements donnent la priorité à la construction de lignes ferroviaires à grande vitesse, l’entretien des services de nuit plus anciens est poussé vers le bas de l’ordre du jour. En outre, les frais d’accès de la voie, les charges fiscales et les disparités en matière d’infrastructures dans les États membres de l’UE rendent difficile la concurrence des services de train de nuit avec les compagnies aériennes à faible coût et d’autres formes de transport. Cette approche fragmentée de l’infrastructure ferroviaire signifie que même si de nouveaux services sont proposés, ils manquent souvent du soutien politique nécessaire pour rester à flot. Les opérateurs en difficulté: la réalité financière derrière les coupures Il n’y a pas que les politiques gouvernementales en jeu. Les opérateurs ferroviaires, en particulier les géants publics, sont souvent en difficulté financière, incapables de maintenir les coûts de la circulation des trains de nuit. ÖBB (Austrian Federal Railways), l’un des plus grands opérateurs de trains de nuit, a été contraint de réduire la fréquence de ses services emblématiques Nightjet, reliant des villes comme Paris, Berlin et Zurich. Le coût de fonctionnement de ces services, y compris la nécessité d’un entretien régulier des voitures-lits vieillissantes, s’est avéré prohibitif. Par exemple, des services comme Paris-Vienne qui ont été relancés ces dernières années ont été considérablement réduits en raison d’un manque de rentabilité. D’autres itinéraires prévus, y compris ceux reliant Bâle à Copenhague, ont été annulés avant même leur lancement, invoquant un financement insuffisant et la demande du marché. Qu’est-ce qui est fait pour sauver les trains de nuit? Malgré les défis, il y a encore de l’espoir pour l’avenir des trains de nuit en Europe. Des efforts sont en cours pour relancer et moderniser ces services, et la stratégie de l’UE en matière de transport vert pourrait fournir le soutien nécessaire pour assurer leur survie. Par exemple, Trenitalia, le chemin de fer public italien, a investi dans de nouvelles voitures-lits et a élargi ses offres de trains de nuit. D’autres opérateurs, dont la SNCF (le chemin de fer national français) et la Deutsche Bahn (le chemin de fer allemand), explorent les moyens de moderniser les services de couchette pour répondre à la demande croissante de voyages écologiques. En fait, les opérateurs ferroviaires privés entrent dans la mêlée, avec des entreprises comme European Sleeper qui étendent leurs itinéraires à Bruxelles, Berlin et Amsterdam. Ces services sont de plus en plus fréquents, et les passagers commencent à embrasser la combinaison de confort, d’économies et de voyages éco-conscients que les trains de nuit offrent. En outre, des initiatives de l’UE comme le Green Deal, qui encourage le transport durable, pourraient offrir aux opérateurs ferroviaires plus de financement dans les années à venir. Les plans visant à intégrer davantage l’infrastructure ferroviaire par le biais de réglementations harmonisées pourraient également réduire les coûts et permettre une utilisation plus répandue des trains modernes par-delà les frontières. Mais pour que tout cela se concrétise, les gouvernements doivent faire preuve d’un engagement à soutenir ces services interurbains. L’avenir des trains de nuit: lumineux ou sombre? Avec les politiques de l’UE qui plaident pour des voyages durables, il y a certainement une place pour les trains de nuit dans l’avenir vert de l’Europe. Les écologistes et les professionnels du tourisme voient le potentiel des trains de nuit à servir d’alternative neutre en carbone au vol, en particulier pour les voyages de moyenne distance. Cependant, la réalité demeure que les investissements financiers, les politiques gouvernementales et les conditions du marché détermineront en fin de compte si les trains de nuit peuvent prospérer en 2026 et au-delà. La demande de trains de nuit est élevée, mais les obstacles opérationnels et financiers restent un défi constant. Les investissements privés dans les wagons modernes et la coopération transfrontalière entre les membres de l’UE pourraient contribuer à réduire les coûts et à améliorer la viabilité à long terme de ces services. Pour l’instant, les voyageurs qui planifient de longs trajets à travers l’Europe doivent rester informés des changements d’itinéraire et des annulations. Les services ferroviaires peuvent être en mouvement, mais l’intérêt continu pour le transport durable signale une relance potentielle dans les années à venir. Conclusion: un besoin de changement dans la politique ferroviaire de l’UE Bien que l’avenir des trains de nuit en Europe reste incertain, il est clair que la politique ferroviaire de l’UE doit évoluer pour soutenir un réseau de transport équilibré et durable. À long terme, cela pourrait impliquer d’investir dans l’infrastructure ferroviaire moderne, d’encourager la coopération transfrontalière et de combler les lacunes de financement pour s’assurer que les trains de nuit ne sont plus considérés comme un service obsolète, mais comme un élément essentiel de la révolution européenne des transports verts. Si vous envisagez de voyager à travers l’Europe, gardez un œil sur les annonces officielles sur la disponibilité des trains de nuit – et envisagez d’ajouter votre voix au soutien croissant pour les voyages en train écologiques et longue distance. Source : TTW [...] Lire la suite
05/01/2026“C’est un réveil de rêve au pied des montagnes”. Le train de nuit reliant Paris aux Alpes a repris depuis le 19 décembre. Après 9 ans d’arrêt, le Travelski Night Express circule une fois par semaine, la nuit du vendredi au samedi, durant toute la saison. À l’arrivée à Bourg-Saint-Maurice, les voyageurs sont convaincus par ce moyen de transport. La liaison de nuit qui relie en train Paris aux Alpes a repris du service depuis le 19 décembre 2025. La compagnie des Alpes propose 14 voyages avec le Travelski Night Express sur l’ensemble de la saison d’hiver. Peu avant l’arrivée en gare à Bourg-Saint-Maurice, les passagers sont convaincus par cette offre de transport de nuit. Ignaki vient de se réveiller, il se place devant sa fenêtre pour admirer les montagnes enneigées. “C’est *un réveil de rêve. Je me suis endormi à Paris, là je me réveille au pied des montagnes. Je refais le trajet que je faisais quand j’étais plus jeune. Après, il faut aimer*”, se remémore ce parisien parti de la gare de Lyon, un peu avant 23 heures la veille. Après 9 ans d’arrêt, ce train de nuit est à nouveau sur les rails. Philippe vient de Belgique, il est déjà en équipement de ski. Il va pouvoir aller sur les pistes dès le samedi après-midi, sans la fatigue de la route. “*C’était pour éviter de faire un long trajet en voiture. On a quand même 900 km et puis on arrive directement sur les pistes dès le lendemain matin. Bon, la nuit n’est quand même pas la même que quand on est à l’hôtel* “, explique-t-il. Kate et sa famille sont venus de Londres. Ils ont pris l’Eurostar puis le Travelski Night Express. Elle y voit surtout l’aspect pratique et plus écologique. “*Nous préférons venir en train avec les enfants. Nous essayons de réduire nos voyages en avion et c’est beaucoup mieux que de venir en voiture. C’est aussi moins stressant avec les enfants, ils ont dormi pendant tout le trajet, donc c’est la meilleure option pour un voyage en famille”,* raconte-t-elle en préparant les brosses à dents de ses enfants. Ce train compte 11 voitures pour 660 couchettes. Chaque cabine peut accueillir jusqu’à six personnes. Ce trajet n’était pas complet, mais ce n’est pas plus mal selon Paul. “*Les enfants sont très excités de prendre le train de nuit, c’est une belle aventure pour eux, mais si on avait dû partager avec d’autres voyageurs, ça n’ aurait pas été pareil”* confie ce père de 2 enfants. Ils étaient seuls dans leur couchette. La compagnie des Alpes, qui a remis ce train en service, se dit de son côté satisfaite des taux de réservation. Des premiers trajets pour cette année de reprise. Il faut compter minimum 158 euros par personne pour l’aller-retour. [...] Lire la suite
31/12/2025Sans doute n’avons-nous jamais eu autant envie de nous souhaiter une bonne nouvelle année, tant celle qui se termine nous a déçus, nous les amoureux des trains de nuit. Excepté un été où tout s’est presque bien passé, l’année 2025 nous a réservé son lot de travaux de voies, avec la non-desserte de plusieurs gares du Lot en semaine durant huit mois, de la Drôme et des Hautes-Alpes pendant quatre mois, ses incidents de circulation, ses pannes de locomotives électriques et thermiques, avec la promesse non tenue de desservir quotidiennement Aurillac, alors même que cet engagement a servi d’excuse à l’Etat pour cesser de subventionner les trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne, mettant fin le 13 décembre 2025 aux seules liaisons nocturnes transfrontalières. Dernière déception en date, l’annonce du ministre des Transports de ne pouvoir commander en janvier 2026 les nouvelles voitures-couchettes attendues pour 2030, faute de budget voté par les Parlementaires, alors même que les contrats envisagés de location-maintenance n’impacteront que peu le budget 2026. Les annonces de la coopérative European Sleeper pour la reprise du Paris Berlin / Vienne mériteront, elles, d’être confirmées. Plus que jamais, la priorité pour Destination trains de nuit, c’est la mobilisation optimale des moyens existants, via une refonte de l’organisation de la maintenance des matériels roulants et un pilotage de la production au plus près des besoins. Oui, il est possible de renforcer la composition des trains les plus demandés (Paris-Nice, Paris-Toulouse) et d’en maîtriser les coûts. Oui, il est possible d’activer des itinéraires de détournement en cas de travaux ou d’aléas. Oui, l’organisation très pénalisante des travaux par coupure totale des circulations doit cesser (sauf opérations “coup de poing”). Oui, il est possible de relancer le train de nuit tri-branches Paris – Clermont-Ferrand – Nîmes / Béziers / Aurillac avec les matériels existants ! Deux événements mobilisateurs sont déjà programmés en 2026 : – un colloque le 18 février 2026 à 17h à l’Assemblée nationale, à l’invitation de la députée (PS) Valérie Rossi – une Assemblée générale le 29 août 2026 à Clermont-Ferrand, dans le cadre plus global (à confirmer) des premières universités d’été du Réseau européen #enTrain auquel Destination trains de nuit prend une part active. Forte d’un Conseil d’administration multipartite (usagers, experts, parlementaires, élus territoriaux), l’association Destination trains de nuit a besoin de votre soutien. Adhérez nombreuses et nombreux ! Bonne et heureuse année à toutes et tous ! [...] Lire la suite
23/12/2025Très attendues, ces rames devant moderniser le matériel très ancien utilisé pour les lignes de nuit devaient être commandées en janvier, selon le ministre des Transports. Le gouvernement pourrait retarder la commande de trains de nuit prévue en janvier faute de budget. *«C’est une conséquence concrète»* de l’échec des débats au Parlement, qui n’ont pas permis d’adopter le budget de l’État avant la fin de l’année, a prévenu le ministre des Transports Philippe Tabarot sur RTL ce mardi 23 décembre. L’exécutif va faire adopter une loi spéciale pour se donner un peu de temps, mais ce n’est qu’un *«sparadrap»*, a prévenu le ministre, qui ne permet pas d’investir. *«J’avais une commande à lancer, au mois de janvier, de nombreux trains de nuit»*, pour un milliard d’euros, a détaillé Philippe Tabarot. Relancées après avoir été délaissées par la SNCF, ces lignes nocturnes connaissent un succès croissant mais doivent se contenter de vieux trains rénovés tant bien que mal. *«On a besoin de moderniser ce matériel»*, a martelé le ministre, mais sans budget, *«la commande ne pourra pas être passée»*. Il assure par ailleurs que le gouvernement *«va être obligé de repousser certains investissements sur le réseau ferré et le réseau routier»*. Source : AFP / Le Figaro Economie [...] Lire la suite
23/12/2025Le 9 octobre dernier, une page s’est définitivement tournée dans l’histoire du technicentre SNCF Charente-Périgord avec le départ de la dernière voiture Corail qui a été rénovée sur le site. 120 voitures-couchettes y avaient été rénovées. Le 9 octobre, l’ensemble du personnel du Technicentre Industriel Charente-Périgord réuni pour saluer le départ de la dernière voiture Corail rénovée sur place. Au nom de la SNCF, Nicolas Vigeon, directeur de l’établissement, a tenu à adresser un grand merci à l’ensemble de ses équipes et a rendu un vibrant hommage aux générations passées qui ont relevé tous les défis de cette aventure industrielle. Le 9 octobre 2025 était une date cerclée de rouge sur le calendrier des cheminots du Technicentre Industriel Charente-Périgord (TICP) de Périgueux. Ce jour-là, la dernière voiture Corail rénovée par l’établissement ferroviaire périgourdin a quitté le site. L’entreprise SNCF a rendu hommage à l’ensemble du personnel réuni pour l’occasion. « La maintenance des rames Corail a forgé l’identité technique de notre établissement depuis plus de trente-cinq ans », a déclaré Nicolas Vigeon, directeur de l’établissement. « Plusieurs générations de cheminots y ont consacré leur savoir-faire, non seulement pour entretenir, mais aussi pour régénérer et moderniser ce matériel emblématique de la SNCF. Cette continuité a permis de capitaliser une expertise unique, alliant transformation industrielle, innovation incrémentale et transmission des compétences. » Natif de Limoges et ingénieur de formation, Nicolas Vigeon a travaillé au technicentre industriel de Nevers pendant treize ans, dans les secteurs de l’ingénierie, de la production et du pilotage industriel. Durant ces cinq dernières années, il a été en charge du pilotage industriel de programmes de rénovation du matériel à la direction du Matériel à Paris, avant d’être nommé directeur de l’établissement périgourdin. « Je suis heureux de voir ici un collectif fiable dans un établissement qui évolue très bien dans les stratégies industrielles d’aujourd’hui et à travers des challenges passionnants. Je souhaite mener l’établissement à la hauteur des demandes toujours croissantes de trains et de confort pour les voyageurs », commentait-il lors des JEP de 2024, au cours desquelles l’établissement a ouvert ses portes au public. Le technicentre, aménagé sur 11 hectares, emploie actuellement 564 agents. Le 9 octobre, les voitures Corail ont donc quitté définitivement la Dordogne et déjà les souvenirs reviennent, rappelant toute une époque. Lancées en 1975, après la production de prototypes climatisés en 1972, elles furent un tournant technologique affirmé pour la SNCF. Grâce à une climatisation généralisée, une suspension améliorée, une insonorisation appréciée des voyageurs et une vitesse de 160 à 200 km/h, elles ont apporté un service et un confort inédits. Produites à près de 3 900 exemplaires jusqu’en 1989, elles existent en différentes versions : de jour, de nuit, régionales, à compartiments (VU) et à couloir central (VTU). Modernisées au fil du temps, elles ont été rebaptisées Corail Plus, Téoz ou encore Lunéa et ont tenu fièrement leur rôle face à l’arrivée du TGV. Remplacées dès les années 2000, elles ont fait un retour remarqué en 2022 avec le Ouigo Train Classique, au style vintage et billets à petits prix. Sur le plan local, les ateliers du Périgord ont concentré en 1990 leur activité sur la révision des voitures Corail VTU. De 1999 à 2000, des Corail de présérie ont été aménagées pour tester le confort de demain. De 2003 à 2006, le TICP a rénové 430 voitures. De 2010 à 2020, le site poursuivra la rénovation des Corail et deviendra la référence nationale pour la climatisation et les sanitaires des trains voyageurs. De 2021 à 2023, Périgueux a modernisé 107 voitures couchettes Corail (prises, leds, wifi, sanitaires, espaces vélos), et s’est imposé comme un acteur clé de cette rénovation. En 2024, le site a fêté ses 160 ans d’existence et s’est engagé dans sa nouvelle mission principale, le vaste programme de rénovation mi-vie de 200 TER Nouvelle-Aquitaine (Automotrice Grande Capacité), une activité qui s’échelonnera jusqu’en 2030. En vue de cette charge de travail, l’établissement s’est bien préparé pour l’avenir, avec des ateliers totalement rénovés ou construits pour la circonstance. Source : La Vie du Rail [...] Lire la suite
21/12/2025Rejoindre les stations de ski depuis Paris en dormant, et éviter de subir des kilomètres de bouchon avant d’arriver à destination, c’est désormais possible. Après presque dix ans d’absence, le train de nuit en direction des Alpes françaises et au départ de Paris est de retour pour la saison hivernale 2025/2026. Dès ce vendredi 19 décembre, un nouveau train de nuit au départ de Paris permet en effet de relier près de 12 stations de ski dans les Alpes. Son nom ? Le “Travelski Night Express”. Lancé par le tour-opérateur Travelski, filiale de la Compagnie des Alpes (Astérix, Futuroscope, Musée Grévin etc.), ce train de nuit prévoit un aller-retour par semaine pendant toute la saison, soit 14 rotations au total, entre le vendredi 19 décembre et le vendredi 20 mars 2026. La ligne a pour destination Moûtiers, Aime et Bourg-Saint-Maurice, desservant ainsi pas moins de 12 stations de ski : La Plagne, Les Arcs, Tignes, Méribel, Val d’Isère, Les Menuires, Val Thorens, Courchevel, La Rosière, Peisey-Vallandry, Saint-Martin de Belleville et Brides Les Bains. Sur le site de Travelski, il est possible de réserver un billet de train seul ou avec logement et forfaits inclus. Dans les faits, le train part de la gare de Lyon le vendredi soir à 22h52, pour une arrivée au pied des pistes vers 8 heures le samedi matin. Soit environ 9 heures de trajet. Le retour s’effectue le samedi soir, avec un départ à 21 h 33 et une arrivée à Paris à 6 h 40 le dimanche. Chaque convoi comprend 11 voitures-couchettes de 10 compartiments de 6 places (chaque compartiment est privatisable, et certains compartiments sont réservés aux femmes). Les voyageurs ont également la possibilité de manger dans la voiture-restaurant qui propose une offre de dîner, de petit-déjeuner et de snacking, en supplément du prix du billet. “Ce trajet permet de profiter des pistes de ski les deux samedis, ce qui n’est pas forcément le cas quand on vient en voiture”, explique Nicolas Delord, directeur général de Traveski, ajoutant que des tarifs préférentiels sur les forfaits peuvent être appliqués lors de l’achat d’un billet de train. Au-delà de faciliter l’accès aux stations de ski pour les touristes, l’objectif est de participer à la réintroduction de la mobilité douce en montagne : “L’idée de ce train est de contribuer à la décarbonation des Alpes françaises, car aujourd’hui encore, de nombreux voyageurs utilisent leur véhicule personnel”, nous dit Nicolas Delord, le directeur général de Travelski. “Ce train de nuit est également intéressant pour la problématique du stationnement en station qui peut parfois être complexe”, ajoute Guillaume Desrues, le maire de la commune. “L’année dernière, nous avons fait une étude qui a mis en évidence le fait que les voyageurs qui venaient en train consommaient davantage en station, donc ce train va également être bénéfique pour le territoire et son économie.” Pour Guillaume Desrues, le retour de ce train de nuit est une très bonne nouvelle : “Ça va permettre de décarboner l’accès à la vallée. Aujourd’hui, 25 % de nos vacanciers viennent en train et le but est d’atteindre 30 % en 2030. Avec le retour de ce train, nous sommes sur la bonne voie.” Pour les potentiels intéressés désireux de dévaler les pistes noires, il est possible de choisir un billet de train seul et les tarifs débutent à 80 euros l’aller simple en couchette. Travelski propose également des packages complets comprenant le billet de train, le transport et l’hébergement, le forfait et la location du matériel de ski, à partir de 800 euros par personne pour 7 à 8 jours. Pas de quoi décourager les clients puisque, depuis l’ouverture à la vente le 22 mai dernier, un quart des places ont déjà été réservées. Attention toutefois, les réservations ne se font pas sur SNCF Connect mais directement sur le site de Travelski. Sources : France Info et Zig Zag [...] Lire la suite
16/12/2025European Sleeper fait un pas audacieux vers l’amélioration de la connectivité ferroviaire de l’Europe en lançant une campagne de financement participatif de €2,3 millions. L’initiative vise à étendre ses services de train de nuit, en proposant de nouveaux itinéraires reliant les grandes villes comme Paris, Berlin, Bruxelles, Amsterdam et Milan. Avec une demande croissante d’options de voyage durable, cette décision intervient à un moment crucial pour fournir des alternatives écologiques aux voyages en avion et favoriser une plus grande connexion interurbaine à travers l’Europe. European Sleeper, l’opérateur de train de nuit qui a commencé les services en 2023, se lance dans une ambitieuse campagne de financement participatif de € 2,3 millions pour alimenter son expansion à travers l’Europe. L’entreprise, connue pour ses trains de nuit innovants reliant les grandes villes, vise à élargir sa portée et à poursuivre sa mission d’offrir des options de voyage durables. L’opérateur effectue actuellement des trains entre Bruxelles, Amsterdam et Berlin, après avoir introduit ces services avec succès l’année dernière. Dans l’année à venir, European Sleeper devrait étendre son réseau en ajoutant de nouvelles lignes de train de nuit de Paris à Berlin et de Bruxelles/Amsterdam à Milan. L’entreprise a ouvert des opportunités d’investissement, invitant les particuliers et les organisations à contribuer à partir de 280 €. Pour ceux qui souhaitent investir davantage, comme € 2.000 ou plus, European Sleeper offre une réduction de 20% sur les billets de train sur ses services. Depuis sa création, European Sleeper a acquis une traction impressionnante, après avoir transporté plus de 230.000 passagers sur ses différentes routes. Outre la route centrale entre Bruxelles, Amsterdam et Berlin, la société s’est agrandie en 2024 en introduisant des services à Dresde et Prague, deux destinations européennes populaires. Cette expansion a été largement motivée par une communauté croissante de plus de 4.000 partisans, qui ne sont pas des investisseurs traditionnels mais plutôt des individus qui partagent la vision de promouvoir la mobilité durable et d’améliorer la connectivité de l’Europe. L’effort de financement participatif vise à lever €1,3 million dans la phase initiale, avec €1 million supplémentaires à suivre. Ce capital servira à financer le lancement du très attendu train de nuit Paris-Berlin, qui doit commencer le service en mars. Cette nouvelle route remplacera les services Nightjet existants entre ces deux villes, qui sont progressivement supprimées par ÖBB et SNCF. Le lancement du service Paris-Berlin marque une étape importante pour le Sleeper européen, alors qu’il continue de s’imposer comme un acteur clé dans le secteur du train de nuit en Europe. À l’avenir, European Sleeper travaille également à lancer une autre nouvelle route, reliant Bruxelles et Amsterdam à Milan d’ici juin 2026. Cet itinéraire offrira des liaisons vers d’autres grandes villes, notamment Cologne et Berne, améliorant ainsi les options de voyage pour les passagers à travers le continent. L’engagement continu de l’opérateur à étendre son réseau s’inscrit dans le cadre d’une poussée plus large visant à fournir des alternatives de voyage plus durables en Europe. Les fondateurs de l’entreprise ont exprimé leur gratitude pour le soutien de la communauté qui a été vital pour leur succès. Démarrer un service de train n’est pas une mince affaire, mais le dormeur européen a montré comment l’action collective peut conduire un véritable changement. Le modèle d’investissement public employé par l’entreprise non seulement collecte des fonds pour l’expansion, mais favorise également un sentiment de propriété et de connexion parmi ses partisans. En plus d’étendre ses itinéraires, European Sleeper prévoit de réinvestir dans ses infrastructures, avec des plans pour acquérir de nouveaux wagons de train de nuit et moderniser sa flotte existante. L’opérateur a également l’intention d’explorer d’autres expansions internationales, en vue de lancer à l’avenir une route reliant les Pays-Bas et la Belgique à Barcelone. Le lancement de ces nouvelles routes et mises à niveau s’inscrit dans une vision plus large visant à établir un réseau ferroviaire plus efficace, durable et interconnecté à travers l’Europe. L’expansion d’European Sleeper contribuera à réduire la dépendance au transport aérien, offrant une alternative écologique pour les passagers voyageant entre les grandes villes européennes. Avec la demande croissante d’options de transport plus respectueuses de l’environnement, l’entreprise se positionne à l’avant-garde du mouvement pour rendre les voyages européens plus écologiques. La campagne de financement participatif de l’entreprise ne concerne pas seulement le soutien financier, mais aussi la construction d’une communauté forte de partisans qui partagent un objectif commun de créer une infrastructure de voyage meilleure et plus durable. Le parcours d’European Sleeper témoigne du pouvoir de la collaboration et de l’implication du public, illustrant comment une vision partagée peut se transformer en réalité lorsque les gens se réunissent. Alors qu’European Sleeper continue d’étendre son réseau et d’améliorer ses services, il est clair que la vision de l’entreprise pour une Europe connectée et durable résonne avec un nombre croissant de passagers. Avec son engagement à offrir plus d’itinéraires, de meilleurs services et une expérience de voyage plus verte, European Sleeper est sur le point de jouer un rôle crucial dans l’élaboration de l’avenir des voyages européens. Source : TTW [...] Lire la suite
14/12/2025*1. L’Union européenne prévoit de doubler le trafic ferroviaire à grande vitesse d’ici 2030 et de développer les liaisons transfrontalières pour atteindre la neutralité carbone en 2050. 2. En 2024, plus d’un million de voyageurs ont pris le train de nuit, selon un rapport de l’ONG Réseau Action Climat.* Pendant de nombreuses années, les trajets en train de nuit à travers l’Europe étaient fréquents, mais l’essor des compagnies aériennes low-cost a entraîné une forte diminution de leur nombre. Après la crise du Covid, plusieurs nouvelles lignes et projets de relance ont été lancés. Cette reprise est soutenue par des initiatives privées telles qu’European Sleeper et des projets nationaux subventionnés. Vienne se positionne comme un véritable hub pour les trains de nuit, notamment grâce aux Nightjets de la compagnie ferroviaire autrichienne ÖBB. Cependant, l’opérateur ferroviaire autrichien et la SNCF ont décidé de mettre fin aux liaisons entre Paris-Berlin et Paris-Vienne, pourtant rétablies récemment et affichant des résultats encourageants, avec un taux de remplissage de 70 % en 2024 : 36 000 voyageurs pour Vienne et 30 000 pour Berlin. En Suède, le Parlement a également refusé de financer une ligne entre Bâle et Malmö. Derrière ces succès relatifs se cache une équation complexe : sans subventions, le modèle économique n’est pas viable. La France a arrêté de financer ces deux liaisons à hauteur de 10 millions d’euros par an, une décision qui est à la fois budgétaire et politique, les trains n’étant pas considérés comme prioritaires par le gouvernement. Néanmoins, ce mode de transport a trouvé son public, avec plus d’un million de passagers ayant emprunté le train de nuit en 2024, selon un rapport de l’ONG Réseau Action Climat. Cependant, le train de nuit reste structurellement coûteux en raison de plusieurs facteurs : – Un nombre de passagers souvent inférieur à celui des trains classiques : les couchettes et cabines privées réduisent le nombre de places. Un TGV peut proposer entre 500 et 900 sièges, alors qu’un Nightjet n’excède souvent pas 250 places. – Une fréquence de circulation plus faible : les trains circulent généralement une fois par jour, contrairement aux TGV qui effectuent plusieurs rotations quotidiennes. – Des coûts de personnel plus élevés pour les trains de nuit, nécessitant davantage de personnel de service et de cabine, notamment à cause des passages de frontières, ainsi qu’un coût de service nocturne plus élevé. – Les trains de nuit parcourent de longues distances, passant par plusieurs pays, entraînant des péages ferroviaires à chaque kilomètre parcouru. – Des coûts énergétiques importants. Malgré cela, l’Union européenne a des ambitions claires : doubler le trafic ferroviaire à grande vitesse d’ici 2030, développer les liaisons transfrontalières et intégrer le train au Pacte vert afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. La Commission européenne a d’ailleurs présenté, il y a un mois, un projet ambitieux visant à établir d’ici 2040 un réseau à grande vitesse reliant toutes les capitales européennes. Ce plan envisage une réduction significative des temps de trajet pour faire du train une alternative sérieuse à l’avion, en particulier sur les distances inférieures à 1000 kilomètres. Cependant, ces projets se heurtent à un réseau ferroviaire fragmenté. Le développement ferroviaire en Europe est freiné par plusieurs obstacles : – Des infrastructures vieillissantes et un sous-investissement, notamment en Allemagne. – Un manque d’interopérabilité dû à des écartements de rails différents. – La complexité administrative et les coûts élevés associés à la création de nouvelles lignes (TGV). – Des opérateurs publics qui n’ont pas de priorités, de calendriers ou d’investissements communs. Ainsi, tandis que le train européen promet une grande vitesse, les projets, eux, avancent bien plus lentement. Source : 1001infos.net [...] Lire la suite

LE TRAIN DE NUIT SE DISTINGUE DES AUTRES TRAINS DE GRANDES LIGNES PAR SON TRAJET PARCOURU PENDANT LA NUIT, SOUVENT À VITESSE MODÉRÉE ET AVEC PEU D’ARRÊTS INTERMÉDIAIRES.

L’OBJECTIF EST DE PERMETTRE AU VOYAGEUR D’EFFECTUER UN LONG PARCOURS PENDANT SON SOMMEIL. IL EXISTE ACTUELLEMENT DES TRAINS DE NUIT TRANSFRONTALIERS ET DES TRAINS DE NUIT CIRCULANT SEULEMENT SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

LES TRAJETS SONT DIRECTS, CE QUI ÉVITE AU VOYAGEUR D’AVOIR À CHANGER DE TRAIN PENDANT LA NUIT.

 

PRATIQUE

Il offre un « saut de nuit » propice au repos (absence d’arrêts commerciaux entre minuit et cinq heures du matin) et comporte des places couchées pour les voyageurs.

 

ÉCONOMIQUE

Vous réalisez de vraies économies, au détriment d’un vol, d’un train de jour au tarif plus élevé ou d’une nuit d’hôtel imposée.
 

 

ÉCOLOGIQUE

Le train émet jusqu’à 50 fois moins de CO2 que la voiture et 80 fois moins que l’avion. Il représente le modèle européen par excellence du voyage responsable.
 
 
 

Nos études et positions sur le sujet

Notre association prend régulièrement position de manière technique, objective et argumentée sur la nécessité de développer les trains de nuit dans toute l’Europe.

 

Trains de nuit : Mettre fin aux fragilités et ouvrir de nouvelles perspectives

Découvrez la vision de notre association pour 2030 et au delà.

 

 

Mémorandum : Ensemble pour des trains de nuit

Découvrez la position de notre association sur la question des grands corridors européens.

 

Colloque : Le rail, une solution sociale et environnementale

Quelles priorités et moyens pour une véritable politique ferroviaire engageant un doublement de la part modale d’ici à 2030 ?
 

 

Etude technico-économique : Train mixte Barcelone-Francfort

Étude réalisée par “Objectif Train de Nuit” avec le soutien des Régions Occitanie et Grand Est, de SNCF Réseau et de Ferrocarils de la Generalitat de Cataluna.
 
 
 

Lignes intérieures de nuit envisagées par l’Etat

Demandée par la loi d’orientation des mobilités, une étude a été menée par l’État sur le développement de nouvelles lignes de Trains d’Équilibre du Territoire (TET), et plus particulièrement sur les conditions d’une amélioration de l’offre des trains de nuit, liaisons nationales comme internationales.

(source : Ministère Transition Ecologique)

Nos préconisations pour 2030

Notre vision à court terme avec le matériel existant et une gestion revue.

Nos préconisations à moyen terme

Notre vision pour 2035 avec le nouveau matériel commandé.

Nos préconisations à plus long terme

Notre vision 2045 avec l’ajout de quelques liaisons internationales.

La vision du collectif “Oui au train de nuit”

Une vision 2030 pour les lignes de trains de nuit avec :

• 15 lignes nationales françaises

• 15 lignes européennes

(Source : Collectif “OUI aux trains de nuit)

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