Genève, Lausanne, Zurich, Bâle et Berne unissent leurs forces. Les partis
de gauche déposent des postulats pour financer des lignes que la
Confédération refuse de subventionner.
Face au refus du parlement fédéral de financer le train de nuit Bâle-Malmö,
les partis de gauche des cinq plus grandes villes suisses lancent une
offensive coordonnée. Des postulats similaires sont déposés cette semaine à
Genève et à Lausanne pour inciter les Municipalités à soutenir
financièrement les lignes ferroviaires nocturnes internationales.
Le 9 décembre dernier, le Conseil national avait suivi le Conseil des États
en refusant d’accorder une subvention de 10 millions de francs, nécessaire
à la mise en service d’un train de nuit entre Bâle et Malmö en Suède. Cette
décision a provoqué une réaction à Zurich, qui s’est ensuite étendue à
Bâle, Berne, Lausanne et Genève, rapporte la RTS.
Le conseiller communal socialiste lausannois Louis Dana précise la portée
de ces postulats: «Nous cherchons des solutions de financement tant pour
les trains de nuit que pour les lignes internationales diurnes. Nous
rappelons également à la Confédération ses engagements pris dans la loi sur
le CO2.»
Dominik Waser, conseiller communal vert zurichois à l’origine du mouvement,
admet que cette solution n’est pas idéale: «Les villes ne peuvent
évidemment pas porter seules le financement de ces lignes. Nous espérons
que notre intervention sera temporaire et incitera la Confédération à
reprendre ses responsabilités.»
Cette proposition suscite l’opposition de la droite. Le conseiller national
UDC Yvan Pahud défend la décision du parlement: «Avec des finances
fédérales dans le rouge, nous devons prioriser. Ces trains de loisirs pour
week-ends à Malmö ne font pas partie des urgences, contrairement à la
formation, la santé ou la sécurité.»
Si cette mobilisation coordonnée des grandes villes envoie un signal fort,
le chemin vers un financement alternatif reste long et incertain, même avec
un soutien des Municipalités concernées.
Cette initiative intervient dans un contexte où la Suisse a vu disparaître
plusieurs liaisons ferroviaires nocturnes ces dernières années. Lausanne,
notamment, ne bénéficie plus de trains de nuit vers Rome et Barcelone.
Source : 24heures.ch

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