Retour sur la rencontre du 1er avril dernier.
Alors que d’importants travaux viennent de s’achever sur l’axe ferroviaire
Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, le président de l’association Urgence Ligne
POLT a défendu la voix des territoires au ministère des Transports. « Nous
devons rapidement passer à l’étape suivante » a déclaré Jean-Marc
Vayssouze-Faure.
Après avoir rencontré Jean Castex, président-directeur général de la SNCF,
puis les présidents-directeurs généraux de SNCF Réseau et de SNCF Voyageurs
ainsi que la directrice d’Intercités, l’élu lotois a souhaité échanger avec
les autorités de l’État le mercredi 1er avril 2026. Ce rendez-vous s’est
déroulé en présence de Farès Goucha, conseiller ministériel en charge de la
qualité du service, et de Rodolphe Gintz, directeur général des
infrastructures, des transports et des mobilités.
Aux côtés du vice-président Jean-Noël Boisseleau, Jean-Marc Vayssouze-Faure
a rappelé avec gravité que « les voyageurs affrontent un moment critique et
particulièrement exaspérant, lié à l’impact des travaux sur le trafic, à
l’obsolescence du matériel roulant, aux retards considérables et aux
suppressions à répétition ». Il a également dénoncé « des résultats
catastrophiques en matière de ponctualité, au mois de janvier et de février
2026 ». Le directeur général des infrastructures a reconnu que « 60 % de
régularité sur la ligne POLT, ce n’est évidemment pas suffisant » et qu’«
il y a beaucoup trop de retards de plus de deux heures ».
Sur la base de ce constat partagé, Jean-Marc Vayssouze-Faure a salué
l’ampleur des travaux de régénération menés notamment au nord d’Orléans.
Rodolphe Gintz a indiqué que « ces investissements vont apporter, dans la
durée, une meilleure qualité de service ». Farès Goucha a quant à lui
assuré que « la POLT est désormais la ligne classique la mieux régénérée de
France », citant le montant de près de 2 milliards d’euros consacrés à la
rénovation des infrastructures jusqu’à aujourd’hui.
Comme il l’a récemment fait devant les dirigeants de la SNCF, le sénateur a
tenu à attirer l’attention de l’État sur plusieurs priorités pour cette
ligne structurante du territoire national. Il a notamment évoqué l’enjeu de
la livraison des nouvelles rames Oxygène. « Nous avons fait preuve d’une
très grande patience » a-t-il rappelé, avant de demander au cabinet du
ministre que « la pression soit maintenue afin que les délais de mise en
circulation soient scrupuleusement respectés ». Farès Goucha a assuré que «
le ministre a demandé à ses équipes qu’un suivi des essais réalisés sur les
rames soit opéré semaine par semaine ». Le cabinet du ministre a confirmé
que « la priorité de l’État est d’assurer la livraison des rames d’ici la
fin de l’année 2027 ou le début de l’année 2028 », étant précisé que « dès
le mois de mai 2026, une rame arrivera sur la ligne POLT pour effectuer des
tests sans voyageurs » et que « le planning sera fiabilisé le mois suivant,
lorsque la majorité des essais aura été opérée ».
S’agissant des dessertes des gares, le président a vivement regretté qu’«
aucune desserte supplémentaire ne soit envisagée au sud de
Brive-la-Gaillarde, contrairement à certaines gares du nord de la ligne,
alors même que les départements du Lot, du Tarn-et-Garonne et de la Haute-
Garonne espéraient une amélioration ». Dans ce contexte, il a demandé à
l’État de commander de nouvelles rames Oxygène afin d’améliorer la desserte
et de répondre à une potentielle hausse de la demande. Le directeur général
des infrastructures a répondu que « l’objectif prioritaire est de mettre en
circulation les 16 premières rames » mais que « l’État remettra le métier
sur l’ouvrage, dès que cette étape sera arrivée à son terme ». Urgence
Ligne POLT a estimé le besoin à 6 à 8 rames supplémentaires.
Jean-Marc Vayssouze-Faure a également souhaité obtenir davantage de
visibilité sur l’avenir des trains de nuit qui irriguent le département du
Lot. Rodolphe Gintz lui a répondu que « l’État a publié un appel d’offre
pour le renouvellement du matériel » et que « sa mise en service devrait
intervenir en 2030 ». Interrogé sur la capacité de l’État à tenir les
délais de livraison de ces nouvelles rames de train de nuit, le directeur
général a assuré que « cela va aller beaucoup plus vite que pour les rames
Oxygène puisque les industriels disposent déjà du matériel roulant
standardisé et que l’État veut des rames homologuées qui ont déjà été
testées ».
Dans sa conclusion, le président a confirmé « la détermination et la
vigilance accrue de l’association Urgence Ligne POLT ».
Source : medialot.fr

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