Sur le Britannic Explorer, un nouveau train de nuit de luxe de Belmond, la
manufacture vénitienne historique Rubelli rencontre l’esthétique poétique
de Luke Edward Hall. Le résultat ? Un paysage textile en mouvement, où
l’art, l’artisanat et les voyages s’entremêlent, le long des pistes et dans
les émotions.
Il y a une idée de voyage qui ne consiste pas seulement à bouger, mais à
transformer. C’est celui qui prend forme à bord du Britannic Explorer
britannique, le train de luxe le plus attendu signé par la nuit de
Grande-Bretagne, Belmond, qui traverse l’Angleterre et le Pays de Galles.
C’est ici, à bord de cet hommage au patrimoine ferroviaire britannique, que
la tradition textile de Rubelli rencontre l’imaginaire poétique de Luke
Edward Hall, donnant vie à des intérieurs suspendus entre rêve, mémoire et
paysage.
D’une part, Rubelli: une histoire qui trouve ses racines dans la Venise des
700 en cadres, de textures précieuses et d’une culture de tissu comprise
comme langue. Ce n’est pas un hasard si ses tissus fournissent les
luxueuses demeures du monde, les maisons des puissants, les théâtres les
plus célèbres, les églises et les basiliques, les hôtels et yachts les plus
exclusifs. De l’autre, Luke Edward Hall, un artiste, designer et
journaliste anglais connu pour son esprit aux multiples facettes et son
esthétique onirique inspirés par des époques lointaines. Sa figure
indubitable le rend capable de traduire des références classiques, des
mythologies personnelles et de la romance contemporaine en signes libres,
cultivés et vibrants. Le dialogue entre Rubelli et Hall n’est pas une
simple collaboration, mais une rencontre de visions: l’artisanat et
l’imagination, la discipline et l’instinct. Sous la direction créative du
studio londonien Albion Nord, les intérieurs de l’explorateur britannique
de Belmond se transforment ainsi en microcosme narratif.
Bien sûr, l’appeler un « train » ne fait pas l’idée: ses huit voitures,
transformées en abris élégants pour seulement 36 clients, en font à tous
égards un hôtel sur les voies qui, avec ses suites, célèbre le grand retour
du voyage ferroviaire comme une expérience immersive. Traversant la
campagne britannique, des demeures historiques aux paysages les plus
sauvages, elle invite les clients à redécouvrir le luxe du temps lent et à
admirer les vues qui pendant des siècles inspirent les poètes, les peintres
et les voyageurs. L’extérieur se reflète à l’intérieur: chaque espace né du
co-laboratoire entre Rubelli et Luke Edward Hall rappelle la paix et
l’harmonie d’une maison de campagne anglaise en mouvement, marquée par des
tissus de laine et de lin et des nuances douces inspirées des champs, des
forêts et des côtes qui sortent de la fenêtre.
Pour ce projet exclusif, Rubelli and Hall a créé une série de tissus sur
mesure destinés à dialoguer avec l’âme du train. À l’origine
méticuleusement esquissés à la main, tous les dessins de Hall ont ensuite
été transformés en motifs numériques par l’équipe d’experts Rubelli, qui a
par la suite initié le processus de tissage complexe, traduisant l’art en
textures et surfaces matérielles. Un passage délicat, presque alchimique,
dans lequel le geste de l’artiste devient structure, rythme, histoire
tactile
Dans les suites d’hôtes, les murs sont recouverts d’une version
personnalisée de la lampasso rayée Diamond Stripe, de la collection «
Retour à Arcadia ». Pour l’Explorateur britannique, le tissu a été
retravaillé chromatiquement avec l’introduction d’un rouge intense, capable
d’inculquer à l’intérieur une vitalité théâtrale, entre paillettes et
intimité. Dans d’autres salles, cependant, il existe une version
personnalisée du tissu Rousham, enrichie de croquis et d’illustrations
réalisés par l’artiste, qui reproduisent des lieux et des suggestions
rencontrés tout au long du voyage. Les fantasmes deviennent ainsi un
répertoire de symboles poétiques, une carte émotionnelle du paysage
britannique: mouettes et châteaux de sable, voiliers et le dragon gallois,
les fleurs des comtés, les ponts du Somerset, les châteaux du Hampshire…
Ce n’est pas un hommage nostalgique au passé, mais une vision du voyage
comme une expérience sensorielle totale, dans laquelle le design ne se
limite pas à la décoration, mais plutôt à l’accompagnement et à
l’interprétation du chemin, faisant un train unique qui non seulement
croise les paysages, mais aussi les âmes et les imaginations. Ainsi, alors
que l’Explorateur britannique se glisse à travers la campagne, les falaises
et les villages, les textiles de Rubelli et les dessins de Luke Edward Hall
transforment chaque calèche en une histoire à habiter, en un voyage qui se
fait story station after station, complot après complot, émotion après
émotion.
Source : lacasinordine.it

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